|
L’intérieur
Près de l’entrée, le bénitier en pierre est daté de 1734.
L’abside, au centre, comme les chapelles rayonnantes, est éclairée par des baies en plein cintre.
Celles-ci sont ornées d’un boudin torique qui retombe sur des colonnettes à chapiteaux délicatement
sculptés d’animaux et de personnages.
Certaines baies ont été aveuglées, soit par les boiseries, dans l’abside, soit par l’épaississement
du mur, visible de l’extérieur, pour la chapelle sud-ouest à droite de l’entrée).
Le rétable de l’autel principal est en bois polychromé. L’abside est recouverte, depuis le XVIIIème
siècle, de boiseries présentant des panneaux sculptés et des peintures sur toile, de l’école de Lesueur
(1616-1655).
Celles-ci représentent, en se plaçant face au choeur :
- au centre, derrière l’autel principal, le baptême du Christ par Saint-Jean Baptiste
- en haut, à gauche, après un médaillon ovale représentant la Vierge, un grand tableau représentant
Saint-Augustin, évêque d’Hipponne au V°.siècle, et fondateur de l’ordre des chanoines réguliers, qui
occupèrent le prieuré lors de sa création.
- en dessous, Sainte Radegonde
- puis, à gauche de l’autel, les Pères du désert (dont Saint-Antoine)
- à droite de l’autel, en bas, Saint Léonard, fort populaire en Périgord et en Limousin
- puis Saint Sébastien
- en haut à droite, Sainte Geneviève, faisant paître son troupeau et rappelant les génovéfains qui ont
succédé aux augustiniens
- enfin, à droite, un médaillon ovale représentant le Christ.
Dans la chapelle sud (à droite en entrant), consacrée à St-Joseph, on peut admirer, dans un enfeu percé
sous une fenêtre, un gisant qui serait celui de Geoffroy de la Marthonie, évêque d’Amiens et petit-fils de
Mondot de la Marthonie.
Entre le chœur et la chapelle, une porte murée donnait accès à une chapelle démolie depuis,
vraisemblablement consacrée à St-Côme et St-Damien et où plusieurs sarcophages ont été découverts lors
de fouilles.
Entre le chœur et la chapelle nord, un bas relief en pierre polychromé, représentant la Vierge, pourrait
passer pour un objet datant de l’époque romane, mais la présence de deux anges céroféraires à ses pieds
et la date inscrite (1617), démontrent qu’il s’agit d’une œuvre plus récente.
Dans la chapelle nord, une Vierge à l’Enfant, datant du XVIIème siècle, présente la particularité de
tenir l’Enfant Jésus sur le bras droit.
|