LE PRIEURÉ
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Origines et premiers siècles
L'évêque de Périgueux, Raynaud de Thiviers, favorise la création du Prieuré, avant de partir en
croisade en 1101.
Le Prieuré abrite 16 chanoines réguliers résidents de la Règle de Saint Augustin. De plus, il abritait des religieux chargés de paroisses ou de prieurés satellites. Il paraît avoir été assez largement doté de biens ecclésiastiques. En 1192 (bulle adressée au prieur Gui par le pape Célestin III), son domaine couvre l'église de Saint Pierre de Côle, la chapelle de Saint Saturnin de Bruzac, l'église de Saint Front la Rivière, celles de Saint Martin de Fressengeas, de Saint Clément, de Saint Saturnin de Trigonant, de Saint Martin (alors près de Périgueux), de Saint Cessateur hors les murs de Limoges, etc ... et toutes leurs dépendances. Les prieurs de Saint Jean de Côle ont joué un rôle important dans la région : -religieux -économique : l'assainissement des terrains -notarial. 1305 : Bertrand de Got, archevêque de Bordeaux, futur Clément V, y fait étape. En dehors de celà, on ne sait pas grand'chose de l'histoire du prieuré aux XIIIème siècle et début du XIVème. On sait seulement qu'il était prospère et connu bien au-delà de ses dépendances. |
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Les périodes troublées *Les guerres anglaises (de Cent ans) *Les guerres de religion *L'institution de la commende (concession d'un bien écclésiastique) *1394 : Occupation du Prieuré par les Anglais qui le fortifient. En 1404, les troupes royales conduites par Charles d'Albret s'en emparent. Les prieurs existent toujours, mais les moines sont dispersés dans la région, leurs terres étant dévastées et le couvent presqu'entièrement détruit. En 1436 et 1437, le pape Eugène IV accorde des indulgences pour les donateurs qui permettront la reconstruction. *Un siècle plus tard, ce sont les guerres de religion : en 1529 et 1575, les protestants occupent la région et dispersent les titres de la famille de la Marthonie (le château) et ceux de l'abbaye. *Dès cette époque, l'abbaye est également mise en commende. La famille de la Marthonie, propriétaire du château voisin, dut très tôt considérer le couvent comme son bien propre. En 1574, Henri de la Marthonie, écuyer et conseiller du Roi de la Cour du Parlement de Paris, est nommé prieur commenditaire. La commende restera longtemps dans la famille, directement ou par personnes interposées. |
La Réforme religieuse Le pape Grégoire XV décide en 1622 de réformer les monastères. En 1635, tous les chanoines réguliers sont réunis en une seule congrégation dont le chef est l'abbé de Sainte Geneviève de Paris (d'où le nom de Génovéfains). Le prieuré avait entre temps été dépouillé de ses biens par la famille La Marthonie. En 1669, l'évêque de Périgueux lui fit un procès pour l'obliger à accepter la réforme (que Jean de la Marthonie refusait) et à donner au prieuré les moyens de vivre. Le prieuré recouvre alors pour quelques temps son role et abrite des religieux vêtus de tuniques en serge blanche avec rochet de toile. Ils portent un bonnet carré. L'hiver, ils revêtent un camail noir et une grande chape de même couleur. L'église paroissiale ayant brûlé au début du XVIIème siècle, les prieurs de Saint Jean de Côle sont en même temps curés de l'endroit. |
![]() ... La fiN Dès le début du XVIIIème siècle, les ennuis (qui n'ont jamais cessé) reprennent : *avec les seigneurs voisins *avec les prieurs commenditaires *avec les fermiers. Les moines sont trop peu nombreux, en raison de la faiblesse des revenus, et très occupés par les paroisses dont ils ont la charge. La vie communautaire est réduite. À la Révolution, subsistent seulement trois moines : le prieur Goujon de la Prairie, le chanoine Boussy de Lavernaud et le chanoine de Grateyrolles. Boussy devint employé de préfecture puis curé assermenté de Varaignes. Goujon de la Prairie et Grateyrolles disparurent. Les livres du prieuré furent vendus à vil prix et pour la plupart brûlés. Les bâtiments et les biens furent vendus à Jean Fournier, percepteur des contributions indirectes, et occupés par la municipalité pendant un temps. |

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Les Bâtiments conventuels
Le cloître dans sa forme actuelle date du XVIème siècle. Il comprenait 5 arcs sur chacun des quatre côtés. Seul le côté sud de l'église a conservé les 5 arcs ; le côté oriental 4 seulement. Les deux autres côtés ont disparu. Les chapiteaux bagues se prolongent au premier étage sous forme de colonnes moulurées en hélice. La grande aile qui s'allonge au nord de l'église date du XVIIème, mais sur des bases anciennes. Des fouilles en 1922 et 1936 ont révélé des pierres tombales romanes, des dallages. Elles ont dégagé des arcs et des colonnes du cloître roman construit au XIème siècle et fait apparaître que le sol fut exhaussé de 1,50 m lors de la reconstruction des XVème et XVIème siècles. Texte écrit par M. Michel DRANCOURT
Actuel propriétaire du Prieuré Visite lors des Journées du Patrimoine |
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